Skip to main content

Continueriez-vous de travailler même si vous pouviez vous arrêter?

Continueriez-vous de travailler même si vous pouviez vous arrêter?

Par Mark Swartz

Un sondage mondial de Monster démontre que 60 % des gens continueraient de travailler même s’ils n’étaient pas obligés de le faire, la preuve qu’un emploi apporte plus qu’un simple revenu.

Dans un récent sondage mondial de Monster, la question était : « Continueriez-vous de travailler même si vous pouviez vous arrêter? » 60 % des participants ont répondu « oui ».

Cette idée correspond à ce que nous savons déjà du comportement des gagnants de la loterie et des gens qui prennent une retraite prématurée. Il s’avère qu’un emploi offre plus qu’un salaire et des avantages. Malgré cela, pourquoi ne pas arrêter et prendre des vacances permanentes?

 

Les raisons qui poussent les gens à continuer de travailler

Sigmund Freud, le père de la psychiatrie, a dit que les clés de l’épanouissement personnel résident dans l’amour et le travail (en allemand : « lieben et arbeiten »). Voici quelques-unes des raisons les plus souvent invoquées pour continuer de travailler même quand ce n’est plus une obligation :

  • Rester actif et ne pas s’ennuyer
  • Conserver une routine confortable ainsi qu’un endroit socialement acceptable où se rendre chaque jour de la semaine
  • Maintenir les liens tissés entre collègues et faire partie de la collectivité
  • Continuer de relever des défis en visant de grandes réalisations
  • Avoir toujours l’impression d’être utile et d’apporter une contribution
  • Préserver la réalité (par exemple, en ne laissant pas l’argent changer une vie déjà satisfaisante)

 

S’accrocher à son identité professionnelle

Une autre force influence la décision de continuer ou non à travailler. Plus longtemps un individu conserve son emploi, plus son identité y est liée. L’employeur, ainsi que le poste occupé, deviennent partie intégrante de son image de soi.

Par contre, ceux qui quittent leur emploi peuvent trouver ardu de gérer la perte d’identité professionnelle. Le sentiment de prestige et d’utilité s’en trouve altéré. Cet inconfort peut être différé en continuant de travailler.

 

Qui est le plus enclin à continuer de travailler?

Les statistiques sur les gagnants de la loterie sont très révélatrices. On pourrait croire que tous les gagnants du gros lot abandonnent leur emploi pour toujours. En ce sens, les publicités montrant des gens sur leur yacht ou au chalet sont très convaincantes.

Si ce n’est que jusqu’à 70 % des chanceux de la loto dilapident leur fortune en moins de sept ans! Une étude clé, Importance du travail et comportement des gagnants à la loterie après l’encaissement de leurs gains, a démontré quels types de personnes avaient tendance à continuer de travailler.

De manière prévisible, ceux qui s’identifient fortement à leur emploi sont réticents à l’idée de le quitter. C’est plus souvent le cas des hommes que des femmes, ce qui fait ressortir les valeurs chères à notre société. L’âge est aussi un facteur : ceux qui sont le plus proches de la retraite sont le plus tentés de quitter, en dépit des nombreux incitatifs à prolonger sa carrière au-delà de la retraite.

 

Continuer de travailler en ayant le contrôle

Une multitude de sondages révèlent que le stress au travail est source d’insatisfaction : obligation de respecter un horaire ou de composer avec des collègues déloyaux ou des patrons incompétents.

Toutefois, « Le stress au travail est rarement issu de l’activité rémunératrice comme telle, mais plutôt du fait de l’exécuter sans en avoir le contrôle », explique la Dre Paula Caligiuri, auteure de Get a Life, Not a Job (La vie, c’est bien plus que travailler).

Elle ajoute : « Ce qui est bien dans le fait d’avoir suffisamment d’argent pour la retraite, c’est la liberté de choisir le travail qui nous tente. » Bien des personnes dans cette situation prennent le temps de profiter de la vie. Certaines choisissent de faire du bénévolat, de créer leur propre entreprise ou organisme caritatif, de devenir philanthropes ou de retourner travailler (mais pas nécessairement à temps plein).

 

Les difficultés à continuer de travailler lorsque ce n’est plus une obligation

Pour ceux qui décident de reprendre un travail ordinaire, la transition n’est pas toujours aisée. Les choses peuvent changer lorsque « gagner sa vie » n’est plus une pression.

Les gens qui retournent travailler ne veulent plus que des projets qui les passionnent, par opposition à des tâches banales. Cela peut créer des frictions avec les collègues et les superviseurs. Il en va de même si la personne prend trop de vacances ou refuse de faire des heures supplémentaires pendant que les autres se démènent.

 

Et les 40 % qui restent ?

Ceux qui peuvent se permettre la retraite ne retournent pas tous au travail. Après tout, il y a beaucoup d’avantages à mener une vie de détente, de passe-temps, de voyages et autres quêtes personnelles.

Cela demande habituellement quelques ajustements. Il peut s’avérer utile de réviser vos énoncés personnels en matière de mission, de vision et de valeurs. Cette nouvelle voie peut être dépourvue d’arbeiten, mais comporte assurément beaucoup de lieben.


Donnez-nous votre opinion!

Back to top