Avez-vous suffisamment d’économies dans l’éventualité d’un licenciement?

Résultats de la question de juillet 2009

Avez-vous suffisamment d’économies dans l’éventualité d’un licenciement?

En juillet, nous avons posé la question suivante à nos lecteurs : Si vous deviez perdre votre emploi, pendant combien de temps pourriez-vous subsister avec vos économies? C’est un sujet d’autant plus pertinent que nous traversons toujours une période d’incertitude économique. La situation semble se redresser, c’est certain. Toutefois, l’époque d’un « emploi à vie » au sein de la même entreprise est révolue pour la plupart d’entre nous.

D’où l’importance de planifier et d’économiser en prévision des jours plus difficiles. C’est précisément ce qu’ont fait un grand nombre de nos lecteurs. Notre sondage indique que 75 % des répondants se sont mis tout au moins un petit montant de côté dans l’éventualité où ils perdraient leur emploi. En fait, près de 40 % des répondants ont déjà économisé l’équivalent de trois à six mois de frais de subsistance.

Ces fonds pourraient s’avérer très utiles un de ces jours. Les licenciements et les réductions d’effectifs sont monnaie courante, même lorsque l’économie se porte bien. Advenant la perte de votre emploi, plus longtemps vous pourrez subsister, meilleures seront vos chances de prolonger votre recherche d’emploi et de dénicher un bon poste sans faire de crise d’anxiété. Parfois, les gens paniquent lorsque l’argent vient à manquer, ce qui les incite à accepter le premier poste qui se présente, même s’il ne leur convient pas très bien, ce qui peut se traduire par de l’insatisfaction et du stress liés au travail.

De manière générale, il est recommandé d’économiser l’équivalent d’au moins trois mois de frais de subsistance. Vous pourrez ainsi poursuivre votre train de vie habituel sans faire une croix sur les choses qui vous tiennent à cœur. Ceux d’entre vous qui gagnent plus de 60 000 $ par année doivent prendre conscience qu’il pourrait leur falloir jusqu’à six mois pour trouver un nouveau poste (il est à souhaiter que cela se produise bien avant, mais il importe ici de gérer le risque de manière réaliste). Si bien qu’avec six mois d’économies pour voir venir, vous jouirez d’une plus grande tranquillité d’esprit sans perturber votre train de vie.

Que faire si vous perdez votre emploi et que vous n’avez rien économisé? Mettez-vous sans tarder en mode de survie. Il est facile de réduire certaines dépenses discrétionnaires, comme les repas au restaurant (les repas faits à la maison sont souvent meilleur marché et tout aussi savoureux), ou la cigarette (profitez-en pour réduire votre consommation). En cas d’absolue nécessité, d’autres sacrifices plus difficiles peuvent être faits à mesure que le temps passe. Rappelez-vous que le chômage est temporaire. Une fois la situation rétablie, vous pourrez reprendre votre train de vie.

Un autre conseil : inscrivez-vous à l’assurance-emploi dès votre licenciement, même si vous n’avez pas encore reçu votre Relevé d’emploi (le formulaire que votre employeur est tenu de vous remettre lorsqu’il vous remercie). Le traitement de votre demande peut prendre plusieurs semaines, alors plus tôt vous vous inscrivez, et plus vite vous recevrez les prestations auxquelles vous avez droit.

Si vous devez emprunter de l’argent pour traverser une période difficile, faites-le intelligemment. Les prêts et les marges de crédit des institutions financières prévoient des taux d’intérêt beaucoup moins élevés que les cartes de crédit. Et tâchez de régler vos factures dans les délais afin de préserver votre dossier de crédit.

Rares sont ceux qui se plaisent à penser à ce qui pourrait arriver s’ils perdaient leurs emplois (à l’exception sans doute des planificateurs antisinistre et des actuaires). C’est toutefois par la prudence que vous atténuerez l’un des aspects les plus pernicieux du chômage, à savoir les finances. En mettant un petit montant de côté chaque semaine ou chaque mois, vous vous équipez d’un filet de protection. Peut-être n’aurez-vous jamais à l’utiliser. Mais dans le cas contraire, vous vous féliciterez drôlement d’avoir eu autant de jugement.