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Conseils d’un enfant du millénaire aux vendeurs en herbe

Conseils d’un enfant du millénaire aux vendeurs en herbe

Par Fahd Pasha

 

Le métier de vendeur a toujours existé. Il a évolué à travers les âges, du troc sur la place du marché au porte-à-porte puis à la vente en ligne et au-delà. Il a suscité de nombreuses carrières réussies et existences lucratives. En ces temps où la plupart des emplois de premier échelon requièrent trois à cinq années d’expérience professionnelle, il peut être difficile de persuader les jeunes à se lancer dans le métier de vendeur. Bien qu’elle soit souvent rejetée du fait de sa réputation, la carrière de vendeur peut s’avérer très gratifiante.

Pour illustrer ce qu’il y a à gagner à se lancer dans la vente, nous avons rencontré Luke Shaughnessy, rejeton de la génération du millénaire âgé d’un peu plus de vingt ans. Après deux ans passés à occuper un poste dans la vente, il nous a fait part de ses impressions sur un parcours souvent mal jugé.

 

Parle-nous de tes fonctions actuelles.

Je travaille pour un fournisseur de services logistiques (la deuxième aux États-Unis) pour des clients qui ont besoin de déplacer des produits. Nous vendons un service.

 

Qu’est-ce qui vous a incité à vous lancer dans la carrière de vendeur?

Essentiellement le côté compétitif. Je viens du milieu du sport, j’ai toujours été un compétiteur-né. J’ai toujours eu tendance à me lancer des défis, à vouloir faire mieux que les autres. J’ai aussi eu la chance de voir mes coéquipiers de l’université réussir dans la vente, et ça a pesé dans ma réflexion sur mon orientation à la sortie de l’université.

 

En quoi ton expérience de sportif universitaire t’a-t-elle aidé dans ta carrière de vendeur?

Comme je le disais, mon esprit de compétition a été déterminant, mais je dirais aussi que le travail d’équipe et la discipline m’ont apporté les qualités qu’il faut pour réussir dans la vente.

La discipline, c’est un autre aspect de mon parcours qui m’a aidé dans ma carrière. À l’université, il fallait s’imposer un emploi du temps très strict pour ménager le sport et les cours. Je pense que ce mode de vie m’a destiné à une carrière dans la vente. Mon métier me demande une disponibilité 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 pour mes clients, je prends parfois des appels à 2 ou 3 heures du matin. Ce fonctionnement et cette structure m’ont certainement disposé à cette carrière.

 

Penses-tu qu’un bon vendeur doit posséder certains traits spécifiques?

Une personnalité agréable et la volonté intérieure de réussir, voilà ce qui fait d’un bon vendeur un excellent vendeur!

C’est comme dans tous les métiers, mais plus encore dans la vente, si tu n’es pas doué pour la communication, tu n’as quasiment pas une chance. On fait souvent de la vente par téléphone. Ce sont des situations où l’interlocuteur ne te connaît pas, ne te voit pas et reçoit probablement plusieurs appels de ce genre chaque jour – il est donc essentiel de nouer des rapports.

L’élaboration de ces rapports a été l’élément central du développement de mon activité. Il a fallu gagner la confiance du client avant de lui vendre quoi que ce soit. C’est ce qui conduira un client potentiel à me préférer à un autre vendeur.

 

Qui dit vente, dit rejet. Comment gères-tu cela?

Je rejet fait partie du jeu. La vente est parfois une affaire de nombres, alors il faut vraiment ne pas lâcher le téléphone – si tu te casses le nez le lundi, il faut quand même se remettre au téléphone le mardi. C’est le seul moyen.

Il est vraiment utile de parler des rejets qu’on subit – et vraiment important de ne pas en faire une affaire personnelle. Pour ma part, je prends ça comme un jeu. C’est comme se faire sortir d’une équipe puis, à force de travail, de revenir en grâce. Il faut évidemment avoir une carapace, car les gens disent parfois des choses qui font mal. Mais avec l’état d’esprit qui convient et la volonté de réussir, ça devient plus facile au fil du temps.

 

Penses-tu qu’une personnalité introvertie peut réussir dans la vente?

Absolument.

Les personnes introverties apportent des qualités particulières – elles sont organisées, focalisées et structurées.

Comme je le disais, en fin de compte, ce n’est pas très important du moment qu’on a de la personnalité et qu’on est capable de nouer des rapports. J’ai constaté dans ma carrière que tout se passe dans les cinq premières secondes d’un appel. L’individu au bout du fil est soit à fond dans les affaires, soit ouvert à une conversation amicale. Les personnes introverties seront peut-être très douées pour le premier cas – mais c’est en fin de compte le contact avec la personne à qui l’on vend qui compte le plus.

 

Quel conseil donnerais-tu aux étudiants qui envisagent de se lancer dans la vente?

Avant de prendre une telle décision, un étudiant doit prendre beaucoup de choses en considération. Certains postes de vendeur sont payés à la commission, ce qui n’est pas tout à fait comme un emploi salarié, la pression n’est pas la même. Il faut aussi savoir si l’on est à plutôt à l’aise pour vendre au téléphone, ou en déplacement, ou si l’on est prêt à faire plus d’heures. Ce ne sont pas des situations pour tout le monde, ça peut être éprouvant. 

Mais tout n’est pas noir non plus! Il est très gratifiant de nouer ces relations avec les gens, d’autant qu’ils vous confient leur entreprise. En offrant ce service et en répondant présent pour le client, on l’aide à créer des occasions pour son entreprise, ce qui permet à celle-ci de grandir – grâce à nous.

Anecdote amusante, l’une de mes clientes m’a révélé un jour que j’étais la deuxième personne a savoir qu’elle attendait un enfant, et je ne l’ai jamais rencontrée. Mais ce genre de rapports et de confiance, qui sort du cadre professionnel, ça donne envie de venir travailler le matin.

 


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