Les femmes et les métiers spécialisés

Les femmes et les métiers spécialisés

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Par Thomas Mackenzie Watt
Contributeur de Monster 

Mesdames, avez-vous déjà songé à travailler dans l’industrie de la construction? Vous devriez peut-être. Avec ou sans diplôme d’études postsecondaires, jamais le moment n’a-t-il été aussi propice à une carrière dans les métiers spécialisés. 
 
Et pourquoi pas?
 
Bien que les femmes aient réussi d’impressionnantes percées dans d’autres domaines, les métiers spécialisés sont demeurés un bastion essentiellement masculin, l’un des rares qui restent. 
 
Mais les stigmates s’effondrent et l’on voit de plus en plus de cols bleus chez les femmes. Simple question d’économie :
 
Dans l’actuel marché du travail, il est très difficile pour ceux qui n’ont pas de diplôme d’obtenir un salaire supérieur à celui d’un gestionnaire de premier échelon. Cependant, l’apprenti d’un métier spécialisé peut obtenir un salaire de départ d’environ 40 000 $ par année, sans diplôme universitaire, et selon le domaine choisi, son salaire pourrait bien atteindre les six chiffres. Ce n’est pas ordinaire, surtout dans les foyers où la femme constitue l’unique soutien de famille. Sans compter que les métiers spécialisés devraient afficher une croissance de plus d’un million de nouveaux postes d’ici dix ans et il va alors de soi pour les femmes de songer à apprendre un métier. 
 
            Tirant parti de cette tendance, le gouvernement a multiplié les démarches visant à promouvoir les métiers spécialisés auprès des femmes; divers organismes et groupes d’intérêt ont été créés pour aider les femmes à faire le saut. L’un des organismes est Women Building Futures, dont l’un des principaux objectifs est d’attirer les femmes vers les métiers de la construction et de fournir de la formation spécialisée qui réponde aux besoins des femmes et de l’industrie. L’information pour aider les femmes à se lancer dans cette industrie abonde et une recherche rapide sur Internet permettra d’en savoir beaucoup sur ce qui se fait dans une ville ou une province donnée.
 
            Les obstacles qui se dressent devant les femmes dans le secteur des cols bleus ne sont peut-être pas aussi nombreux qu’on pourrait le croire. C’est un domaine où les connaissances spécialisées ont beaucoup d’importance, plutôt que le sexe, et bien que les femmes ne représentent que 10 % de la main-d’œuvre actuelle, celles qui pratiquent un métier spécialisé affichent un degré élevé de satisfaction au travail et une confiance accrue.
 
            La question évidente qui se pose alors : est-ce que les femmes peuvent apprivoiser le milieu de la construction? Est-ce qu’un homme peut devenir « enceinte »? Les femmes sont résistantes et intelligentes. En fait, les contremaîtres qui ont travaillé avec des femmes dans le secteur des cols bleus louangent à l’unanimité leurs collègues féminines : elles travaillent plus fort, sont plus réservées et, en général, elles sont moins brutales avec l’équipement que leurs collègues masculins, sans compter que ce sont des travailleuses responsables et prudentes.
 
Alors, la réponse évidente est oui, cent fois oui. Je suis moi-même col bleu et j’aimerais beaucoup qu’il y ait plus de femmes dans mon industrie. Personnellement, je crois que le secteur résidentiel est peut-être l’un des meilleurs et des moins intimidants pour une femme qui veut débuter dans l’industrie. 
 
            Soyez à l’affût! Dans le prochain article sur les femmes et les métiers spécialisés, vous aurez l’opinion de deux femmes déjà formées et pratiquant un métier spécialisé. Cela vous permettra de mieux comprendre les défis et les perspectives intéressantes qui attendent les femmes dans le domaine des métiers spécialisés.