De technologue médical à cadre

De technologue médical à cadre

Par John Rossheim et Caroline Chwojka
Collaborateurs de Monster

Le marché offre de bonnes occasions aux travailleurs de laboratoire qui veulent occuper un poste de gestion. C’est une bonne nouvelle pour les technologues médicaux (TM) qui souhaitent s’élever au-dessus de ces interminables rangées d’éprouvettes sans pour autant quitter ce domaine prometteur. Le besoin de superviseurs et de chefs de talent devrait également encourager ceux qui commencent tout juste à envisager une carrière dans un laboratoire clinique.

La demande grimpe

Les occasions n’ont pas toujours été nombreuses pour les travailleurs de laboratoires cliniques souhaitant occuper des postes de gestion.

Suite à la fusion des hôpitaux, il y a eu une période au cours laquelle les postes de gestion ont diminué. Mais maintenant, avec les départs massifs à la retraite, il faut combler un nombre de plus en plus élevé de postes de gestion.

La demande est actuellement si élevée qu’il est impossible que chacun devienne chef ou superviseur.

La clé : l’expérience

Les travailleurs de laboratoire qui grimpent les échelons ont parfois un avantage pour ce qui est de leurs bagages scolaires; habituellement, ils ont suffisamment d’expérience clinique pour afficher des compétences techniques et en communication supérieures à la moyenne. Dans tous les laboratoires, sauf ceux des grandes villes, l’expérience est généralement plus importante qu’un diplôme supérieur.

Pour progresser dans un laboratoire, il est essentiel d’avoir un mentor, idéalement le patron avec lequel vous travaillez chaque jour. Et il est tout aussi important d’avoir un mentor une fois qu’on décroche un poste de supervision. Dans ce type de poste, on obtient une grande partie de l’expérience acquise en observant son supérieur et en apprenant de ce dernier.

Malgré tout, les études sont utiles, surtout si le titre convoité est celui de « chef » et non pas de « superviseur ». Mais il n’est pas facile d’obtenir de la formation officielle poussée.

Faible soutien pour les études

Il est vraiment dommage que dans le milieu hospitalier actuel, l’enseignement continu reçoive peu de financement. Même si d’excellents séminaires de qualité sont offerts dans le domaine médical, la plupart des travailleurs de laboratoire devraient payer de leur poche pour y assister et ils n’ont souvent pas les moyens.

C’est pourquoi les candidats qui postulent un emploi auprès d’un employeur devraient se renseigner sur l’existence d’une aide financière pour les frais de scolarité et chercher à savoir si le laboratoire est suffisamment souple pour planifier les quarts de travail en fonction des études.

Nouvelles tâches, nouveaux éléments de stress

Les tâches du chef principal n’ont pas grand-chose à voir avec les activités fastidieuses du technicien de laboratoire ou du technologue. Entre autres choses, le chef principal évalue souvent les achats de nouveau matériel, s’assure du respect de la conformité, dirige les épreuves de vérification des compétences et supervise les réunions du personnel.

Le facteur de stress important avec ce travail, c’est qu’il faut apprendre à jongler avec plusieurs activités et gérer plusieurs dossiers en même temps. En raison de la diversité élevée des responsabilités, il est facile de faire des erreurs et d’oublier quelque chose.

Tous les postes de supervision et de gestion demandent des aptitudes en relations humaines, un sens de l’organisation et des connaissances techniques approfondies. Ceux qui occupent des postes de gestion plus élevés doivent également connaître certains rudiments de la finance, de la gestion des ressources humaines et afficher d’autres compétences plus poussées en administration.

Visez une bonne augmentation de salaire

Les superviseurs de laboratoire, en particulier les chefs, peuvent gagner considérablement plus que les techniciens et les technologues.

Au pays, les techniciens de laboratoires médicaux gagnent un salaire annuel moyen d’environ 37 000 $, tandis que les technologues médicaux, qui font souvent de la gestion en supervisant les techniciens, gagnent en moyenne quelque 44 000 $, selon Emploi-Avenir, de Service Canada.

Par contraste, un superviseur d’échelon supérieur, gagne environ 75 000 $. Dans les principaux hôpitaux hospitaliers des grands villes, les salaires des chefs dirigeant plusieurs laboratoires peuvent atteindre dans les six chiffres.

Mais les activités de supervision ne surclassent pas toujours les compétences techniques pour ce qui est du salaire. Bien qu’un superviseur d’échelon inférieur puisse s’attendre à gagner environ 55 000 $, un cytotechnologiste gagnera vraisemblablement près de 60 000 $.